Quand les enfants s’affirment

La phase rebelle de l’adolescence est connue par presque tous les parents, lorsque l’enfant atteint les 14-15 ans, âge où il a besoin de s’affirmer et d’être plus indépendant.

Ce que les parents savent moins, c’est qu’il existe une étape pendant l’enfance durant laquelle les premiers signes d’opposition apparaissent.

« Non, je ne veux pas »

Quand votre bébé va devenir un petit garçon, vers son troisième anniversaire, celui-ci va commencer à montrer les premiers signes d’opposition. En effet, durant cette période, il va vouloir faire ses premiers pas vers l’autonomie. En parallèle, il va employer le pronom « je » et éventuellement faire de petits mensonges de temps à autre. Les psychologues spécialistes des enfants identifient ce concept comme la création d’un imaginaire par l’enfant, dans lequel il ne dépendrait pas de ses parents, à l’inverse de la réalité.

Laisser le dire non ?

Il est important de le laisser s’exprimer, tout en gardant un juste milieu. Même, s’il refuse oralement de faire ce que vous demandez, il devrait finir par le faire assez vite. C’est simplement la démarche de prendre ses propres décisions (interprétée ici par un refus) qu’il souhaite exprimer. C’est également une manière pour lui de montrer qu’il sait interpréter ce qu’on lui dit et qu’il comprend mieux que ce nous pensons !

Gardez votre rôle d’éducateur !

Votre bambin sait gérer la frustration, et il est nécessaire pour la suite de ne pas tout lui céder. S’il vient de casser son nouveau jouet pour enfant et vous en demande un nouveau, vous devez être en mesure lui faire comprendre qu’il faudra attendre, sans avoir à passer par des explications (même si vous avez le même jouet pour 2 euros sur notre site de troc !).

Vous n’avez pas à entrer dans des phases de négociation, comme beaucoup de parents font, car il n’est pas votre alter-ego et il doit intégrer ce principe.

Où s’arrête la surveillance de nos enfants ?

Les nouvelles technologies sont en pleines expansion, et ce phénomène n’est pas sans faire cogiter les parents. En effet, de nombreux moyens de surveillance, de plus en plus évolutifs, voient le jour. Il existe même un GPS pour pouvoir suivre en direct vos bambins et vous assurer que vous « gardez le contrôle » sur eux.

Surveillance 2.0 : quelles sont les limites ?

Cette vision des choses peut être considérée comme excessive par certains, et plus proche du flicage que de la surveillance. En effet, bien que les outils 2.0 donnent l’impression d’avoir un contrôle total sur les enfants, n’oubliez pas qu’ils sont très rusés quand il s’agit de détourner nos « pièges ». Si vous pensiez cacher votre balise GPS présente dans la doudoune échangée sur notre site de troc, dites-vous que le secret de la cachette est sûrement déjà connu de votre petit. D’ailleurs, ces moyens de traçage ne permettent pas de contrôler ce qu’il fait, ni de savoir ce qu’il pense, ou de connaître ses fréquentations… En définitif, vous pourrez simplement le géolocaliser.

Protection ou espionnage, attention à l’interprétation…

Suivre votre enfant à distance risque de développer une relation basée sur la méfiance. En effet, si votre bambin s’aperçoit que vous tentez de l’espionner, il risque de percevoir votre comportement comme un manque de confiance, plutôt que comme de la protection. C’est pourquoi ces outils sont à magner avec précaution. Il ne faut pas en abuser car ils peuvent potentiellement détériorer vos relations.

La transmission des valeurs à travers votre comportement ?

Beaucoup d’adultes se plaignent des jeunes et de leur cyber-additivité. Mais si l’on observe les faits, c’est ce genre de comportement qui développe cette omniprésence des appareils dans le quotidien des petits. Depuis combien de temps n’êtes-vous pas sorti en ville, ou bien sorti vous promener sans votre téléphone ou un GPS ?

Si l’on souhaite mieux connaître nos petites têtes blondes, mieux vaut passer du temps avec en s’amusant avec eux et leurs jouets pour enfants. Ils seront probablement plus aptes nous parler en face que depuis un écran !

Etes-vous des « parents hélicoptères » ?

Les parents poules ne sont-ils pas « trop » présent dans la vie de leurs bambins ? Certains parents sont surprotecteurs avec leurs enfants, et ce phénomène aurait tendances à se développer. Serait-ce le reflet d’une économie en crise, au sein de laquelle certains parents tenteraient de couper leur progéniture du monde extérieur ?

Le repli sur la famille, une échappatoire face à la société ?

Dans un climat économique et social plutôt maussade, la notion de concurrence est de plus en plus présente, et l’avenir peut paraître incertain. Certains parents poules tentent donc de protéger leurs enfants, en les maintenant au sein du cocon familial le plus longtemps possible. Il existe même un terme officiel entré dans le dictionnaire aux Etats-Unis et au Canada en 2011 pour définir ce phénomène : les parents hélicoptères.

Les enfants surprotégés seraient-ils de futurs adultes irresponsables ?

En effet, certains psychologues ont évoqué cette théorie, qui après réflexion n’est pas dépourvue de sens. Dans un milieu où votre enfant est constamment assisté, il devient parfois incapable de faire face à un imprévu sans votre intervention. C’est pourquoi nous vous suggérons de ne pas être toujours derrière vos enfants, au risque de devenir inconsciemment un outil à satisfaire leurs désirs. L’idée est également de leur montrer que vous leur faites confiance, et que vous n’avez pas peur de leur confier des (petites) responsabilités. Par exemple, lorsque vous êtes sur notre site de troc, ou même dans un magasin, laissez-le choisir ses vêtements pour enfant ! Mieux vaut éviter de lui prémâcher toutes les décisions.

Pour fixer le juste milieu, votre rôle n’est pas de le couper du monde extérieur, mais de l’y préparer le mieux possible. Autrement dit, vous êtes un intermédiaire entre la réalité et le nid familial dans lequel il est bercé. Plus vous lui apprendrez à être autonome, et mieux il s’adaptera à la société.

Les enfants, surdoués en informatique ?

Vous refusez que votre enfant vous prenne votre téléphone ? Pas si vite, vous avez peut-être des choses à apprendre de lui. En effet, une étude démontre que les enfants sont particulièrement doués avec les nouvelles technologies. Peut-être même plus que vous…

Des générations qui grandissent avec les nouvelles technologies

Si parfois vous le surprenez en train de jouer sur votre tablette, ou de parcourir notre site de troc (et pourquoi pas ?) pour échanger son action man contre le nouveau nerf ou d’autres jouets pour enfant, ne vous étonnez pas ! C’est un fait avéré, les enfants issus des dernières générations sont habiles en informatique. Et pour cause, les nouvelles technologies se sont développées au fur et à mesure qu’ils ont grandi, leur croissance se fait avec les nouvelles technologies dans les mains.

Une égalité entre filles et garçons

Étonnamment, ces aptitudes en matière informatique sont présentent chez les garçons comme chez les filles. Contrairement aux préjugés, il n’y a pas que les garçons qui apprécient les jeux vidéo. On assiste véritablement une reconversion de la télévision, à travers les smartphones et les autres terminaux digitaux.

Comment expliquer ce phénomène ?

En effet, des chercheurs des universités de Berkeley et d’Édimbourg ont émis une théorie plutôt anecdotique sur le fait que les enfants « se débrouillent mieux que nous » avec les nouvelles technologies. Les enfants ne résonnent pas forcément dans une relation cause-effets, comme les adultes. Sur des épreuves faisant appel à nos sens par exemple, nous nous basons constamment sur des raisonnements acquis par le passé, ce qui signifie que nous avons du mal à nous adapter à de nouvelles situations.

Donc, inutile de se braquer si votre bambin vous apprend à ouvrir un nouvel onglet sur votre ordinateur ! Et ne vous inquiétez pas si votre petit passe plus de temps en compagnie de votre tablette, c’est simplement qu’il fait partie des 25% d’enfants de 2 à 5 ans à savoir jouer avec un téléphone.

L’ennui peut être révélateur de génie !

« Je m’ennuie ». Cette phrase vous interpelle, et vous avez l’impression de ne pas proposer assez d’activités à votre enfant ? Ne vous inquiétez pas, bien que des études aient démontré que nous vivons dans une société ou l’ennui est considéré comme négatif, il ne l’est pas forcément !

Le système éducatif toujours en quête de nouveautés !

En effet, de plus en plus d’écoles élémentaires proposent des programmes avec des initiations à l’anglais, à la musique ou même la cuisine. Si ces dispositions sont mises en place dès leur plus jeune âge, c’est parce que les écoles ont peur de l’ennui, comme le prouve une étude réalisée par l’université d’East Anglia :

L’ennui est vécu comme un « sentiment de malaise » et la société a décidé qu’il fallait être constamment occupé et constamment stimulé

Voilà pourquoi le panel d’activités et de plus en plus large pour vos bambins.

Que faire à la maison ?

S’il vous arrive de voir votre enfant tourner en rond, c’est certainement qu’il fait appel à son imagination, et donc sa créativité. Si vous souhaitez absolument l’occuper, pourquoi ne pas faire un tour sur notre site de troc, et le laisser trouver ce qui l’intéresse par lui-même ? Vous pouvez également, par exemple, lui proposer de faire du tri dans ses vêtements d’enfant et proposer ceux qui ne vont plus sur notre site.

Cependant, l’école lui propose déjà du sport, de la musique, de l’écriture, etc, ce qui occupe déjà une bonne partie de son temps libre et il n’a plus à solliciter son esprit pour trouver d’autres activités. Un peu d’ennui de temps en temps ne peut donc pas lui faire de mal !

Laissez vos enfants s’ennuyer

Sans tomber dans le « trop », certains artistes ont trouvés leur vocation lors de période d’ennui qui ont stimulés leur imagination, c’est le cas par exemple de Meera Syal, actrice et écrivain, qui explique clairement avoir trouvé sa voix, « grâce à l’ennui ».

Nous sommes dans une société où l’ennui est considéré comme une sorte de mal-être. C’est pourquoi elle vise à stimuler constamment ses jeunes, et cela commence dès la maternelle. Mais laissez-le s’ennuyer de temps en temps, cela lui fera peut-être découvrir un talent caché !